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Une phobie, c'est quoi ?

Peur excessive ? Peur irraisonnée ? Est-ce que je souffre vraiment d'une phobie ?

Article complet détaillant la différence entre une simple peur et une phobie.



Sophrologue à Lyon, j’accompagne de nombreux patients qui ont le besoin de soigner leurs peurs excessives.


Mais pourquoi une telle demande ?


Car c’est fatigant d’avoir une phobie.


Il faut être vigilant tout le temps. Faire attention à ce qui nous entoure.


Mes patients veulent qu’une seule chose : retrouver une vie normale.

Et si possible faire disparaître leur phobie.


Leurs symptômes ?

Accélération soudaine du rythme cardiaque.

Panique devant l’objet phobique.

Tremblements involontaires des membres.

Sueurs froides ou sueurs excessives des mains et des pieds.

Douleurs dans la poitrine.

Vertiges ou sensations d’oppression.


C’est l’enfer pour eux !








La Peur, une émotion vitale





L’être humain, tout comme l’animal, est d’abord régi par deux sentiments primitifs : l’amour et la haine.


Tout comportement, quel qu’il soit, a à faire avec l’un ou l’autre. Notre rapport au monde, à la nature, aux objets et même notre rapport à nous-mêmes se basent sur cette dualité primordiale attraction – répulsion.


La Peur d’ailleurs est l’une des formes de la répulsion et c’est en cela qu’elle est salvatrice.

Et oui, vous avez bien lu : la peur est avant tout SALVATRICE.


Le but de toute vie – qu’elle soit animale, végétale ou bien microbienne – est la perpétuation de l’espèce. Et c’est la raison pour laquelle nous ressentons tous de la peur à un moment donné.


Pour notre survie, nous avons donc « appris » à avoir peur de certains dangers mettant en péril notre intégrité.


Pour info, en 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé recensait 125.000 décès par morsures de serpent ! Et 5.000 pour les scorpions !


Quoi de plus normal donc d’avoir peur des serpents ? Ou de n’être pas tout à fait à l’aise en présence de scorpions ? Et cela vaut aussi pour le noir, les rats, les araignées, la hauteur, l’eau… autant de dangers potentiels qui mettaient en péril notre sécurité jadis.


Alors certes, dans notre environnement technologique contemporain français la nature est en grande partie maîtrisée. Nous l’avons mise à distance et mise en cage les animaux dangereux.


Vous avez quand même peu de chance de vous retrouver nez à nez avec un serpent à Lyon.


Néanmoins nous en garderions en quelque sorte le souvenir, dans un inconscient collectif.


Et si l’évolution a produit une telle ingéniosité, il n’est point à douter que nous avons besoin de cette peur. Elle est un signal d’alarme destiné à faciliter notre vigilance face aux dangers.


Ainsi, nous augmentons nos chances de survie, donc de procréation et de perpétuation de l’espèce. Lequel d’entre vous voudrait mourir à 30 ans ? Quasiment personne.


Vous pouvez donc remercier votre émotion « la peur ».


Mes premiers conseils :

• Arrêtez de culpabiliser, la peur est une émotion naturelle et nous avons besoin d’elle ;

• N’ayez pas peur de vos peurs, la plupart sont là pour votre survie ;

• N’essayez pas d’éliminer la peur, car cela vous serait préjudiciable ;








La peur humaine :

Un circuit presque parfait





La peur fonctionne comme un signal d’alarme. Sa fonction est d’attirer notre attention sur un danger potentiel. Le but ? Que vous puissiez y faire face – soit en fuyant soit en combattant.


Parfois, la peur trop intense est paralysante et peut mettre en état de prostration. C'est là que les ennuis commencent !


Au contraire de la plupart des animaux, les primates ont développé au cours de la sélection naturelle un « circuit de la peur » bien organisé.


Tantôt réflexe inconscient et pour lequel le cerveau reptilien s’engage. Tantôt réflexe psychique dépendant non seulement d’une excitation extérieure qui ébranle l’organisme, mais surtout de l’élaboration, par l’intelligence, de cette excitation.


Cette réaction repose sur une réalité biologique d’une grande force : l’amygdale cérébrale.

Elle est abritée par le cerveau limbique.


Et là, accrochez-vous bien pour comprendre la suite, car on part au cœur du cerveau. J’ai vraiment essayé de faire au plus simple.


Schématiquement, l’amygdale cérébrale s’active. Elle lance une réaction d’éveil suite à son activation par un stimulus sensoriel. Ce stimulus peut être olfactif, auditif, cutané ou visuel.


La pertinence de cette réaction d’éveil est ensuite évaluée et par l’hippocampe et par le cortex préfrontal. Le premier compare le stimulus sensoriel avec toutes ses expériences passées. L’intérêt ? Examiner si une telle situation avait occasionné des souffrances par le passé.


Dans le même temps, le cortex préfrontal intègre toutes les informations possibles. Son objectif est d’échafauder un plan d’action adapté aux besoins et au contexte de la situation rencontrée.


Les capacités régulatrices de la peur siègent donc dans les parties les plus récentes de notre cerveau : le néocortex.


S’il existe une réelle menace, l’amygdale met le système en alerte et active l’hypothalamus. Ce dernier régule et coordonne le système nerveux autonome et active au besoin la sécrétion d’hormones.


Le système nerveux autonome est composé de deux branches.


La première dite « sympathique ». Et vous allez voir qu’elle ne l’est pas tant que ça ! Elle nous prépare à l’action et stimule la médullosurrénale. C’est une glande située au-dessus des reins et responsable de la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline.


La seconde branche du système nerveux autonome est appelée « parasympathique ». Elle ramène au calme le corps une fois le danger passé.


La peur, chez l’humain, engendre donc une réaction en chaîne qui permet à votre organisme d’être prêt.


Si l’alerte est donnée, vous pourrez agir, faire face ou vous enfuir :

- Le système digestif est stoppé,

- Le sang afflue dans les bras et les jambes,

- Les pupilles se dilatent,

- Le foie produit l’énergie nécessaire pour mobiliser les muscles,

- Le cerveau se vide de son sang à 70 % car la réflexion n’est plus aussi utile que l’action.



Le circuit de la peur humaine a été perfectionné durant des millions d’années.


Et pourtant, parfois, ce circuit se dérègle et vient créer des souffrances supplémentaires.


On parle alors de phobie. Oui, nous y arrivons.









La Phobie :

Une peur pathologique





On parle de peur normale lorsque l’alarme est efficacement calibrée dans son activation et dans sa régulation. La peur normale s’éteint vite. Et rapidement une fois que le danger est passé. Ou que vous ayez pris conscience que ce danger n’était pas si menaçant.


On parle de peur pathologique lorsque le système d’alarme est mal réglé dans son activation et sa régulation. La peur pathologique est également nommée phobie.


Elle met très longtemps à redescendre et à se calmer. Elle a enfin tendance à se raviver très facilement. Plus j’ai peur violemment et souvent, plus la peur reviendra fortement et facilement.


Une phobie est cette peur très intense, souvent incontrôlable, parfois sans raison apparente, pouvant aller jusqu’à l’attaque de panique.


Elle se distingue par le handicap provoqué de l’anticipation anxieuse des situations.


Autre handicap : les évitements de l’objet ou de la situation phobogène.

Combien d’entre vous évitent de se retrouver face à leur phobie ? Ou juste de l’affronter ?


Dans le cas des peurs phobiques, le circuit de la peur est altéré au niveau de l’amygdale cérébrale. C’est clairement cette dernière qui a pris le pouvoir sur le reste du cerveau.


Elle a annihilé les recherches de l’hippocampe.


Puis elle a annulé l’élaboration raisonnable du cortex préfrontal.


L’anxiété apparaît alors et s’installe dans l’équation.








Plusieurs formes de phobies





Il existe plusieurs formes de phobies : les phobies simples des phobies complexes.


Une phobie simple traduit que l’objet ou la situation qui la provoquent se situent à l’extérieur de la personne qui en souffre.


Cette forme de phobie concerne donc un objet précis ou une situation spécifique.


Par exemple, la peur d’un animal particulier. Ou d’un insecte (arachnophobie), de l’eau (aquaphobie), des orages (brontophobie), du vide (acrophobie), des miroirs, etc.



Les phobies complexes, prennent leur origine dans un trouble qui n’est pas extérieur.


Ce trouble vient des pensées, des sensations, des perceptions internes à la personne qui en souffre.


Chez certains de mes patients, toute pensée particulière peut induire un danger potentiel. Toute personne, toute situation, tout ressenti, toute perception peut être source d’anxiété et d’angoisse.


Et il leur est, au moment de notre première rencontre, quasi impossible d’imaginer la possibilité de pouvoir surmonter leurs phobies. Et que dire de leurs évitements !


À ces phobies complexes s’ajoutent la gêne, l’embarras et la honte.


Alors que la peur est l’émotion du danger. La honte est celle de la conviction que l’on n’a pas su faire face à ce danger. Elle peut s’avérer être une émotion encore plus destructrice que la peur.


Et vous le savez comme la honte est plus durable, plus insidieuse. Elle nous amène à porter sur soi un regard dévalorisant.


La peur vient avant et pendant la confrontation, la honte pendant et après.


C’est cette perfide qui nous pousse à l’isolement. Elle est pénible, car elle est la conviction de ne pas avoir pu se conformer aux règles du groupe.


Et donc la certitude de s’en trouver dévalorisé et diminué. L’environnement social peut dorénavant être perçu comme un lieu de dangers omniprésents et imminents.


Les deux principales peurs excessives complexes sont les phobies sociales et les troubles paniques avec agoraphobie.


Il est parfois compliqué de les distinguer, car dans certaines circonstances leurs symptômes, sont communs.


Il est d’ailleurs plus long de se débarrasser d’une phobie complexe que d’une phobie simple.









Phobie :

De nombreuses souffrances






Au-delà du handicap, la peur phobique amène une souffrance physique extrême.


Et vous le savez bien : sentiment d’être dans le brouillard, fatigue, boule dans la gorge, sensation d’oppression thoracique, tachycardie, douleurs abdominales, contractures douloureuses, fourmillements dans les extrémités, malaise, sueurs, tétanie des muscles.


Et j’en passe et des meilleurs.


Plus la crise est longue et plus les souffrances physiques le seront.


Les personnes présentant les formes les plus aiguës de phobies ne ressentent de leur corps qu’un vécu oppressant et inquiétant.


Et c’est là-dessus que la Sophrologie est une discipline qui n’a pas son pareil dans le traitement des phobies.


Mais j’y reviendrai dans un autre article.


Puis s’ajoutent les souffrances psychiques avec les ruminations pessimistes.


Et l’hypervigilance de l‘environnement et plus particulièrement sa surveillance.


Et une de plus : l’attente anxieuse. Ah l’attente anxieuse… Elle est fatale !


Elle est capable, à elle seule, de faire venir une crise d’angoisse même si vous n’êtes pas face à la situation phobique.


Mais juste le fait de l’anticiper et c’est partie. La spirale infernale de l’anxiété se met en place.



Nous sommes dans une société qui prône un individualisme de réussite sociale, familiale et professionnelle basée sur le courage et la force mentale.


Il est donc très compliqué de parler ouvertement de ses phobies. C’est un sujet tabou.


Dans notre société, la peur est perçue comme une faiblesse. Et le pire est que les premiers à penser cela sont d’abord ceux qui en souffrent.


Quel dommage ! Car vous n’êtes pas fautif de vos phobies. Alors, débarrassez-vous de votre sentiment de honte et d’échec.







Relevez la tête


Il y a de l'espoir





Vous pouvez retrouver cette vie d’avant.


Retrouver toutes ces petites joies perdues.


J’en suis l’exemple même.


Je suis Florian.


J’ai été agoraphobe avec troubles paniques pendant de nombreuses années. Trop d’années!!


Les pires années de ma vie.


Désormais j’ai retrouvé une vie tranquille et apaisée.


Et aujourd’hui j’ai décidé d’aider mes semblables à retrouver sérénité et joie de vivre.


C’est pourquoi je suis devenu sophrologue et je suis spécialiste des problèmes de phobies.



Quelques indications  :

  • Certains médicaments peuvent atténuer momentanément la spirale anxieuse,

  • Ne pas prendre plus de 12 semaines un anxiolytique,

  • Un travail thérapeutique est indispensable en parallèle du traitement pharmaceutique,

  • Ne pas laisser s’installer la phobie, car au fil des années elle va se renforcer,

  • La TCC et la Sophrologie sont particulièrement efficaces dans le traitement des peurs,

  • Vérifier au préalable le sérieux du thérapeute et ses connaissances sur la phobie,

  • J’ai élaboré un protocole, alliant techniques TCC et Sophrologie, d’environ 10 séances pour traiter efficacement toutes formes de phobies.



J'espère que cette article vous aura intéressé.


N'hésitez pas à poser vos questions en commentaires ou à partager vos impressions.

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© 2019 par Florian OPPEDISANO - Sophrologue Lyon 9